Mai 10

Elections Européennes : Réunion publique LUZ SAINT SAUVEUR

Afin d’information sur les enjeux forts des élections Européennes et pour permettre un vote éclairé, le Front de Gauche organise une réunion Publique :

LUZ SAINT SAUVEUR

le mercredi 21 mai à 20H

salle du conseil à la mairie

(avec accès
par le parc et escalier extérieur)

avec pour intervenant :

Pierre Montoya

pour aborder notamment  le Grand marché Transatlantique et très proche de nous la vente des barrages hydrauliques à des sociétés privées…

Mai 10

Elections Européennes : Réunion publique Argelès-Gazost

Afin d’information sur les enjeux forts des élections Européennes et pour permettre un vote éclairé, le Front de Gauche organise une réunion Publique :

Argelès-Gazost

le vendredi 16 mai à 20H

à la salle Jean Bourdette

avec pour intervenants :

Pierre Montoya et Jean-Christophe Sellin

pour aborder notamment  le Grand marché Transatlantique et très proche de nous la vente des barrages hydrauliques à des sociétés privées…

Mai 08

M. PEILLON APPELLE-T-IL A VOTER FRONT DE GAUCHE ?

Dans une interview au quotidien la Marseillaise, Vincent Peillon explique « L’Europe est dirigée par la droite – qui ne l’assume pas – depuis 10 ans. Barroso est un ultralibéral, la droite est majoritaire au Parlement et parmi les chefs d’État. Si on n’est pas content de l’Europe actuelle, il faut élire une majorité de gauche ».

M. Peillon est-il amnésique ou cynique ?

Qu’est-ce qui distingue aujourd’hui un social-libéral « de gauche » au pouvoir d’un libéral de droite ? Poser la question est y répondre.

Que font François Hollande et Manuel Valls de leur majorité en France ? Ils inscrivent leur politique dans les pas de celle de Nicolas Sarkozy. Le Président de la République a d’ailleurs signé sans rechigner le nouveau traité européen en septembre 2012 préparé par Mme Merkel et M. Sarkozy. Celui-là même au nom duquel il impose aujourd’hui 50 milliards d’économie.

Comme en France, les socio-libéraux sont au pouvoir dans 19 pays européens sans différence avec la politique économique et social de la droite. D’ailleurs dans 16 de ces pays européens ils gouvernent carrément dans des coalitions avec la droite libérale !

L’ « ultralibéral », selon Mr Peillon,  M. Barroso est devenu président de la commission grâce à un accord PSE/PPE.

Enfin PSE et PPE co-gèrent l’Europe libérale au parlement sur quasiment tous les votes importants. Pour la prochaine mandature ils sont d’accord pour ratifier le GMT, poursuivre l’austérité, ne pas toucher à l’indépendance de la BCE, libéraliser toujours plus le transport ferroviaire etc…

A moins qu’il ne faille entendre l’espoir de M. Peillon d’élire une « majorité de gauche » comme un appel à voter non pour sa liste mais pour celle du Front de Gauche que je mène avec Marie-Christine Vergiat.

Dans ce cas M. Peillon serait lucide.

Communiqué Parti de Gauche

Mai 03

Halte aux méthodes du journal le Monde

Réponse à l’article de l’édition du 30 avril 2014 intitulé « A Belfort, les salariés d’Alstom sont sous le choc ».

Le journal Le Monde a débuté un article sur Alstom en faisant référence à l action du Front de Gauche devant le site de l’entreprise à Belfort, où nous lancions la caravane du FDG mardi 29 Avril.

Avec les militantes et les militantes, nous avons rencontré les salariés d Alstom et une représentante de l union départementale CGT, comme nos militants le font chaque jour dans les luttes sociales à travers le pays.

Un journaliste, d’abord anonyme parmi les militants, puis se prétendant de Libération a alors parlé moins d une minute à l’un de nous et prétextant un appel, il s’en est allé sous un tunnel qui se trouvait non loin de là et n’est jamais revenu. Il n’a pas sollicité non plus d entretien .

Quelle fut notre surprise quand nous avons lu cet article du Monde : la caravane et les militants auraient gêné les salariés, c’est là tout à fait contraire aux échos que nous avons eu sur le terrain.

Quelle fut notre étonnement de lire à travers la prose du « journaliste » des sous-entendus sur une visite qui serait inutile et qui viserait simplement à exister dans ce scrutin.

Monsieur le « journaliste », Jean-Pierre Tenoux, pense-t-il que les politiques, à fortiori du Front de Gauche, ne doivent pas aller à la rencontre des salariés? N’est-ce par leur rôle de défendre l’outil industriel ? Le Monde n’avalise-t-il que la stratégie de Campagne du Front National, où depuis les beaux quartiers parisiens, les sièges des télévisions et des journaux, M. Philippot Pérore sur une réalité sociale qu’il n’a jamais rencontré ?

Les méthodes du Monde sont dignes du journalisme de caniveaux! Nous continuerons à rencontrer les salariés, à aller sur le terrain, dans les luttes sociales comme nous le faisons tous les jours depuis des années – quitte à déplaire au journal de référence.

Gabriel Amard, tête de liste Front Gauche aux élections européennes – circonscription Est

Mai 01

UNE NOUVELLE MAJORITE AU CENTRE POUR MANUEL VALLS ?

Nous venons d’assister à un nouveau déni de démocratie.
En effet, en vertu de la procédure du semestre européen, le programme de stabilité engageant la France auprès des autorités de Bruxelles pour les années 2014 à 2017, doit être envoyé à la commission européenne le 7 mai. L’article 121 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne fait obligation au gouvernement d’organiser un débat et un vote au Parlement . Si cela a bien eu lieu à l’Assemblée nationale, Manuel Valls, faute de majorité, s’est dispensé d’organiser un vote au Sénat alors même que le programme ne peut être amendé ni rejeté, le vote n’étant que indicatif. Un rejet aurait fait trop mauvais effet.

Malgré ce tour de passe-passe, ainsi que la dramatisation et les menaces pour essayer de faire rentrer dans le rang les députés PS récalcitrants, 41 ont refusé de céder au chantage, bien au delà des 11 députés étiquetés à « gauche » qui avaient refusé la confiance il y a 3 semaines. C’est même plus que toutes les réticences ou oppositions exprimées sur d’autres textes (ANI, retraite…) depuis le début du quinquennat de Hollande. Jamais, sous la cinquième République, autant de parlementaires ne sont entrés en dissidence avec leur propre gouvernement. La majorité obtenue n’est donc que relative (265 voix pour, 232 contre, et 67 abstentions) alors que le groupe PS a la majorité absolue dans l’assemblée (291 voix) et que 21 députés de l’UDI et du Modem se sont abstenus et 3 ont voté pour (seulement 7 ont voté contre). N’appartenant plus au gouvernement, seuls 3 députés d’Europe Ecologie ont voté pour, la majorité, 12 sur 17, faisant le choix de s’opposer clairement.

En réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 3 % du PIB en 2015, notamment par la diminution de 50 milliards d’euros de dépenses publiques, Manuel Valls a obligé les députés PS et d’Europe Ecologie à se positionner clairement par rapport à la majorité gouvernementale et à la politique d’austérité, renommée maintenant « sérieux budgétaire ». Face à ce vote de défiance au sein de sa propre majorité, le premier ministre essaie ainsi de dessiner la possibilité d’une nouvelle majorité. En affirmant que ce vote est un « acte fondateur » pour la deuxième partie du quinquennat, il espère désormais le soutien ou du moins la « neutralité bienveillante » de l’UDI. Fort de ce renfort centriste, il a très clairement annoncé sa volonté d’accélérer le démantèlement de notre organisation territoriale et de l’Etat. Dans la foulée, le président du groupe PS au Sénat vient de demander le report à 2016 des élections départementales et régionales.

Finis les discours essayant de nier l’orientation social-libérale, Manuel Valls assume le réformisme : « jamais un tel niveau d’engagement n’a été consenti en aussi peu de temps pour les entreprises », et se vante d’être capable de mieux faire que tous ses prédécesseurs en reprenant le discours de la droite : « nous vivons depuis 40 ans au dessus de nos moyens ». Si la possibilité d’une nouvelle majorité PS-UDI s’est dessinée à l’assemblée hier, le fait majeur est aussi que 72 députés PS, MRC, PRG, EELV, FdG, soit un peu plus d’un cinquième des députés ayant voté Hollande au second tour en 2012, se sont abstenus ou ont voté contre ce programme d’austérité des 3 années à venir. C’est un début pour la majorité alternative à construire dans ce pays.

Martine Billard,
co-présidente du Parti de Gauche

Mai 01

Communiqué Parti de gauche 65 : Défendre Alstom Tarbes pour de bon !

Le sort d’Alstom n’est pas bouclé mais le désastre se profile déjà avec des répercussions sur le site de Tarbes.

C’est un choc de réalité libérale : des décennies de mépris pour l’intervention de l’Etat et de fascination pour la financiarisation de l’économie ont conduit l’industrie française au bord de son naufrage. Les apôtres de la concurrence libre et non faussée expliquaient hier qu’en suivant ses bonnes recettes, la France cesserait certes de fabriquer des tee-shirts mais qu’elle produirait des biens plus profitables. Ces aigles ont prétendu que ce que nous prenions pour une désindustrialisation à combattre était en réalité un processus de spécialisation sur des segments à haute valeur ajoutée du type TGV . Quelle clairvoyance… beau résultat!
Au passage on remarque que ce n’est pas ici le fameux « coût du travail » qui expliquerait les difficultés du groupe. Mais la liste des handicaps d’Alstom semble en revanche piochée parmi les mises en garde du Front de Gauche. Il y a d’abord l’atonie du marché européen, où Alstom réalise près de 40% de ses ventes et surtout la chute de l’investissement public qui frappe nombre de projets énergétiques.

Merci l’austérité ! Quand Alstom exporte sur des marchés plus dynamiques, il lui faut alors souffrir de la surévaluation de l’euro. Merci la banque centrale européenne ! Alstom affronte des concurrents qui jouissent d’une force de frappe financière bien supérieure puisque General Electric dispose de sa propre banque, gavée de dollars par la réserve fédérale américaine et que Siemens l’a imité en 2010. Ils ne font pas la bêtise de se financer « sur le marché » ! Déjà Alstom a failli couler quand les banques françaises lui ont retiré leur soutien. Il a fallu que l’Etat entre au capital. Sous Sarkozy ! L’affaire était pourtant bonne puisque cette participation fut revendue deux ans plus tard avec une plus-value d’un milliard deux cents millions d’euros. Rien n’a changé depuis. La chétive banque publique d’investissement dont le gouvernement ne cesse de se vanter se montre incapable d’intervenir pour recapitaliser le groupe.
C’est le désengagement de l’Etat qui est la cause principale des problèmes d’Alstom : le recul de l’investissement public, l’abandon du secteur bancaire à la finance et de la monnaie aux rentiers, l’absence de politique industrielle. Où sont Gattaz et son pin’s promettant un million d’emplois ?

Le gouvernement se réveille, hagard, à quelques heures d’un conseil d’administration, il est réduit à faire des commentaires faute volonté et de lois lui permettant d’intervenir pour de bon. Ce faisant il avoue néanmoins qu’il ne peut pas se désintéresser du sort d’un tel groupe. Mieux vaudrait donc qu’il s’en occupe en amont et pour de bon. En assumant notamment sa mission propre qui est celle de la planification.

Si l’Etat lançait le chantier de la transition énergétique au lieu de distribuer des cadeaux au capital sans contrepartie il y aurait de belles perspectives pour ce fleuron de l’industrie française: hydroliennes, éoliennes, usines marémotrices ou géothermiques requièrent le savoir-faire magnifique des ouvriers et ingénieurs de cette entreprise.

La planification écologique ferait hurler la Commission européenne ? Qu’elle hurle ! Le gardien vigilant de la concurrence libre et non faussée préfère donner sa bénédiction à la disparition de la filière énergétique française absorbée par un nouvel géant oligopolistique. Pas nous le Front de Gauche… car demain, nous aurons besoin de notre souveraineté industrielle pour refonder le pays, et à Alstom Tarbes, il y aurait de l’embauche.

Communiqué du PARTI DE GAUCHE DES HAUTES PYRENNES

Avr 29

L’orchestre du Titanic continue de jouer

Manuel Valls bégaie à l’Assemblée nationale. La sanction des urnes et l’opposition affichée de beaucoup de ses camarades de parti n’y a rien fait. Le Premier ministre vient de répéter son discours de politique générale et de paraphraser la conférence de presse du président de la République du 14 janvier dernier.

Il s’accroche à un plan d’austérité sans précédent, triple de ceux de Sarkozy et Fillon. A ces 50 milliards, il en ajoute 45 de cadeaux au patronat : près de 100 milliards d’euros seront ainsi retirés de l’économie soit 5% du PIB. Plus d’un retraité sur deux verra sa pension gelée, les fonctionnaires subiront une nette baisse de leurs revenus, les services publics sont promis au laminoir, les 60000 postes promis dans l’Education nationale sont renvoyés à la prochaine mandature, la réforme territoriale qu’il parle d’accélérer généralisera la concurrence de tous contre tous.

Les inflexions affichées sont des attrape-nigauds puisqu’il s’agit à chaque fois de répéter des décisions prises de longue date. Aucun moyen n’est dégagé pour imposer des contreparties contrôlées en matière de création d’emplois. La réorientation européenne en reste au stade des promesses électorales de saison à la veille des européennes. Plus Manuel Valls se répète moins il convainc. Plus il maintient son cap austéritaire plus il s’isole. Aucun parlementaire de gauche n’a été élu pour mener une telle politique. J’espère qu’ils seront suffisamment nombreux à rompre les rangs pour obliger François Hollande à jeter sa copie et le premier ministre qui va avec.

Avr 29

Familles homoparentales, laïcité : les renoncements scandaleux du gouvernement

Annoncer que l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) à toutes les femmes ne sera pas inscrite dans la loi d’ici 2017,et ce depuis le Vatican (!), juste avant de recevoir la « manif pour tous » : tels sont les derniers actes du gouvernement Valls. Il montre là tout son mépris pour l’égalité des droits et la laïcité! Pour le Parti de Gauche, la présence es qualité du Premier ministre, à une manifestation strictement religieuse, constitue une atteinte majeure aux principes de notre République laïque.

En assistant à la canonisation d’un pape homophobe et sérophobe, Jean-Paul II, qui restera dans l’histoire pour ses positions obscurantistes, misogynes et criminelles sur le refus du préservatif, M. Valls piétine ainsi tout à la fois les personnes LGBT et leurs familles, les Français-e-s épris d’égalité, celles et ceux pour qui la laïcité sont des repères. Décidément, le gouvernement de François Hollande et Manuel Valls — comme déjà Jean-Marc Ayrault — confirme, à Rome, sa volonté de faire allégeance à l’église catholique.

Laurence Rossignol, nouvelle secrétaire d’État chargée de la famille, confirme cette « politique de la main tendue » aux catholiques traditionalistes, en recevant très officiellement les homophobes militants de la « Manif pour tous ». Elle fait auprès d’eux le service après-vente des renoncements gouvernementaux sur le féminisme, les droits des lesbiennes et ceux des trans’.

En parallèle, Le gouvernement s’apprête à appliquer les pires mesures d’injustice sociale, qui frapperont particulièrement les familles modestes et issues des classes moyennes. le Parti de Gauche s’alarme de cette stratégie qui vise à faire des couples et des personnes LGBT, les nouveaux boucs émissaires, pour mieux faire oublier l’austérité.

Le Parti de Gauche, membre du Front de Gauche, rappelle que l’égalité sociale va de pair avec l’égalité civique de toutes les familles. Il a pris note avec grand intérêt des nombreuses propositions du rapport coordonné par Irène Théry, pourtant enterré par le gouvernement qui l’avait commandé, notamment l’ouverture à toutes les femmes de la PMA, la consolidation du statut de coparent, et la simplification des démarches pour permettre à toutes les familles de vivre dans leur diversité.

C’est cette alternative que le Parti de Gauche entend défendre aux élections européennes du 25 mai prochain, comme dans la rue lors des prochaines marches des fiertés.

Patrick Comoy, Tête de liste FDG aux municipales, paris 8eme et
Delphine Beauvois, Candidate aux élections européennes IDF

Avr 27

Manuel Valls ne doit pas aller au Vatican pour la canonisation de Jean-Paul II

Dimanche 27 avril, Manuel Valls doit se rendre au Vatican, aux cotés de François (je parle de l’actuel pape… vous l’aviez compris), pour participer à une messe, c’est à dire une cérémonie religieuse célébrée en raison de la canonisation de deux anciens papes Jean-Paul II et Jean XXIII. Du point de vue de nos principes républicains et laïques cette présence est purement honteuse et inacceptable. Elle est une aggression contre l’un des piliers de notre République. Elle ouvre grand la porte à toutes les dérives et à toutes les démagogies communautaires qui déjà vont bon train ces derniers temps. Désormais, chaque élu se croiera conforter qu’il est dans son rôle quand il va, en tant qu’élu, à toutes les fêtes religieuses de sa commune. Je ne suis pas d’accord.

A titre privé et personnel, il va de soi que Manuel Valls, comme citoyen, a tout à fait le droit d’être croyant, d’être catholique et de considérer que cette cérémonie est un évènement important qui nécessite sa présence. Si c’est le cas, c’est une affaire privée, intime respectable, mais qui n’engage que lui et seulement lui. Avec son argent personnel, et avec une certaine discrétion, il peut donc faire ce qu’il veut. D’ailleurs, beaucoup de nos concitoyens, de confession catholique, vont accorder beaucoup de valeur à cette canonisation et vont se rendre avec leurs propres deniers au Vatican dimanche. C’est leur droit, c’est conforme à leurs convictions spirituelles, et je respecte cette conviction. Mais ici, dans le cas de la présence d’un représentant de l’Etat,  ce dont il s’agit c’est d’une participation en tant que Premier Ministre, donc au nom de la République française et de l’ensemble des français, avec un financement public de son déplacement. Cela n’est pas tolérable.

Rappelons quelques principes. La République laïque n’a pas à se prononcer sur l’importance d’une décision religieuse qui ne concerne fondamentalement que les croyants. Elle n’a pas à dire si c’est une chose positive ou négative. Elle est neutre sur ces questions là. C’est le sens, très clairement, de l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte […] ». Concrètement, le fait que la République « ne reconnait aucune culte » ne signifie qu’elle les méprise, mais assure le fait que chaque religion fait que ce qu’elle veut, s’organise comme elle le souhaite et prend les décisions qui la concerne sans que la République ne soit consultée ni ne se mêle de ses décisions, ni ne donne son opinion (dans le cadre plus général du respect des lois bien entendu). En France, il n’y a plus de Concordat. Allons plus loin, une canonisation signifie concrètement que les deux anciens Papes ont été reconnu par des instances catholiques comme responsables de « miracles ». Précisément, des médecins officiels du Vatican, entourés d’une commission d’ecclésiastiques, ont considéré que les deux Papes ont soigné des gens atteints de maladies incurables. C’est à partir de cette affirmation, tout de même assez obscurantiste, que les deux hommes vont devenir des « saints ». On peut penser ce que l’on veut de tout cela, mais en quoi cela concerne l’ensemble de nos concitoyens ? En quoi le gouvernement français doit-il apporter du crédit, par sa participation, à ces affirmations ? Et s’il le fait aujourd’hui pour les catholiques, va-t-il le faire désormais pour tous les cultes demain ? Le gouvernement français va-t-il désormais envoyer un représentant lors de toutes les cérémonies religieuses, quelle que soit le culte, qui aura lieu à l’avenir ? Si ce n’est pas le cas, ce sera blessant vis-à-vis de nos concitoyens qui seraient concernés par cet autre culte. Mais où cela s’arrête-t-il ? En fonction de quelle méthode ? Est-ce bien sérieux ? Est-ce bien respectueux de nos lois ? De nos traditions républicaines ? Bien sûr que non. Enfin, tous ceux qui avancent l’argument des prétendues « racines chrétiennes de la France » pour justifier cette présense attestent par ce seul artifice de leur incompréhension totale de la République et son histoire. Non, la France Républicaine n’a pas de racines chrétiennes mais des fondations laïques et républicaines, et ce n’est pas la même chose. Oui en France il y a des catholiques, mais ces derniers sont attachés à la laicité car ils savent qu’elle est la condition de l’émancipation et vivre ensemble, quelle que soit nos convictions, croyants ou non croyants.

Et puis pour ma part, tout en respectant la foi qui fait battre le coeur de tant de femmes et d’hommes et les pousse vers le meilleur d’eux mêmes, et cela ne concerne que moi, je garde en mémoire le voyage de Jean-Paul II au Chili en 1987, à l’occasion duquel il salua Augusto Pinochet, le dictateur responsable de la mort de plus de 4 000 de nos camarades et de la disparition tragique du président Salvador Allende. En écrivant  cela, je n’oublie le rôle magnifique qu’ont joué des prêtres dans la résistance à la dictature, ni celui de la si courageuse « gauche chrétienne » au Chili. Mais, je sais aussi toute les difficultés que le Vatican a dressé contre ces héros de la théologie de la libération qui payèrent de leur sang leur engagement total allant jusqu’au bout de leur foi. Gloire à eux, mais honte à celui qui serra chaleureusement la main de leur bourreau. Vais-je trop loin en écrivant cela ? A chacun d’en juger et je referme pudiquement cette courte parenthèse et revenons au « cas » Manuel Valls.

Plutôt que de se livrer à ce qui ressemble à une sombre opération de récupération électoraliste, et à une vulgaire « drague » des catholiques français , dans le mépris de tous les autres, Manuel Valls ferait mieux de méditer sur l’exemple de Georges Clémenceau dont parait-il il s’inspire, même quand ce dernier réprimait brutalement les grèves ouvrières en 1906 et 1907, malgré les indignations de Jean Jaurès, mais c’est une autre histoire. En 1918,après quatre années de « grande boucherie » qui avait tant coûté à la France, invité à assister au Te Deum de l’armistice par l’archevêque de Paris, Clemenceau refusa de venir et somma le président de la République, Raymond Poincaré, et même le président de la Chambre, Paul Deschanel de ne pas y assister. Au premier il fit valoir : « Vous êtes le président de tous les Français et non des seuls catholiques.« . C’était clair.

96 ans plus tard, le nouveau premier ministre, qui se dit admirateur du « Tigre » oublie tout cela, qui n’était pourtant que la stricte application de la loi de 1905. Clémenceau « le Tigre » malgré ses défauts, défendait la laïcité, Valls « le petit matou » flatte l’Eglise catholique. Chacun appréciera la différence. Mais peut être que notre Premier Ministre va au Vatican dans l’espoir d’un miracle pour inverser la courbe du chômage…qui sait ? Cet espoir est somme toute plus raisonnable que d’attendre des effets positifs de sa politique d’austérité.

Alexis Corbière

Lien vers l’article d’origine : ici

Avr 26

MAINTENANT CA SUFFIT !

Rappelons à HOLLANDE et aux sociaux libéraux du PS ce que sont les convictions de GAUCHE que portaient JAURES.

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