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Jan 23

Le venin de la territorialisation de l’Ecole

A l’occasion des vœux du Conseil régional d’Aquitaine, Alain Rousset, le président socialiste de l’ARF (Association des régions de France), a promis aux enseignants « dans moins de temps qu’on ne le croit le statut de fonctionnaire territorial ». Il dévoilait de la sorte la réalité des basses besognes projetées dans le cadre de l’acte III de la décentralisation par des « solfériniens » décomplexés par les récents discours sociaux-libéraux du Président de la République : la casse les uns après les autres des cadres nationaux de l’Ecole de la République.

Le statut de fonctionnaire des personnels de l’Education nationale sert de bouclier à l’intérêt général en mettant à distance les revendications marchandes, clientélistes, consuméristes et cléricales. L’enjeu était de taille lors de la mise en place de l’Ecole de la République. Il reste aujourd’hui identique : la préservation même imparfaite d’un cadre nécessaire à une Ecole de l’égalité et de l’émancipation.

Le Parti de Gauche dénonce fermement cette Ecole des territoires, des féodaux et des entreprises vers laquelle on se dirigerait inéluctablement à marche forcée, aux antipodes des idéaux républicains. Il s’oppose à toute forme de territorialisation de l’Ecole.

Décidément, le girondin Alain Rousset ne sera jamais, ni de près ni de loin, un Montagnard adepte de la République une et indivisible. Qui peut également croire un instant que la loi Peillon ait pu être de « refondation de l’Ecole de la République » ?

Francis DASPE, président de la Commission nationale Education du PG 

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