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Jan 30

L’abattoir de Tarbes peut et doit poursuivre son activité

En France où nous avons perdu deux abattoirs sur trois en quinze ans sous la pression européenne, il n’existe plus que deux types d’abattoir :

Les abattoirs industriels de groupe. Cela signifie appartenance à un groupe spécialisé dans la viande ayant comme objectif la rentabilité financière maximum. C’est le cas de Tarbes sous gouvernance Arcadie.

Les abattoirs de proximité multi-espèces. Ce type de structure est généralement géré par une collectivité avec un statut semi-public. Leur objectif  est de répondre à l’intérêt général (éleveurs, bouchers, consommateurs, employés des abattoirs) et de fonctionner à l’équilibre budgétaire. C’est le cas de l’abattoir de Bagnères de Bigorre.

A noter que, dans les deux cas, la réglementation, la normalisation et les règles sanitaires sont les mêmes.

Ces généralités étant posées, revenons à Tarbes. Il y a un an environ la Municipalité tarbaise et Arcadie signaient un accord où chacun voyait une bonne affaire à réaliser.Mais il y a eu erreur de stratégie de la part d’Arcadie :

Cette  société a sous-estimé l’éloignement géographique de Tarbes par rapport aux zones d’élevage intensif qui auraient pu lui assurer une activité régulière. Elle a également menti quant à la volonté de spécialiser Tarbes dans la filière porcine, alors qu’à 100 kilomètres d’ici, dans les Landes, elle possède une unité spécialisée dans l’abattage porcin, de capacité dix fois supérieure à celle de l’abattoir de Tarbes.

On peut également déplorer un défaut  d’analyse et de réflexion du groupe municipal chargé du dossier. En effet, Tarbes pourrait géographiquement répondre aux besoins d’une partie des éleveurs du Gers qui doivent aller à Samatan ou à Condom.

Mais surtout il ne faut pas oublier que Tarbes est le seul abattoir qualifié pour garantir l’appellation « porc noir de Bigorre » qui sert d’emblème à notre gastronomie locale dans toute la France. Plus d’abattoir à Tarbes, plus de « Noir de Bigorre » !

D’autre part l’abattoir de Bagnères a atteint sa capacité maximum et ne peut donc seul répondre aux besoins des éleveurs des Hautes-Pyrénées et des alentours.

Donc, si comme le disent les élus, le but est de développer l’économie de notre ville et de notre département, il faut développer ce qui pourra assurer le développement agricole : cultures destinées à l’alimentation des élevages et maintien des filières de commercialisation (artisans bouchers, conserveries, salaisons, amaps et autres circuits courts).

Le PG préconise donc une mise à plat du dossier et une prise en charge de ce dernier par le Conseil Général, directement concerné par les abattoirs, par la municipalité tarbaise, par les administrations concernées, ainsi que par les organisations professionnelles. Nous n’oublions pas cependant qu’il faudra négocier avec la majorité politique de notre département qui continue à dénigrer l’abattoir de Bagnères en niant sa réussite exemplaire.

Mais peut-être ces derniers ignorent-ils que dans un abattoir industriel, une heure après qu’une vache soit entrée, elle ressort en barquettes pour la grande distribution. Ce qui veut dire que la viande est découpée chaude et que l’on doit introduire un gaz dans la barquette pour assurer le « mûrissement »de la dite viande. Ce qui n’arrive pas à Bagnères où la viande bovine, après abattage, attend plusieurs jours en chambre froide pour obtenir un mûrissement naturel avant qu’elle ne soit livrée aux bouchers. Ce n’est pas une mince différence pour la qualité gustative et nourrissante du produit final.

Le PG fait donc le choix de la qualité, de l’emploi local et de la gestion démocratiques des structures et des circuits courts  garantissant une faible empreinte écologique. Pour nous c’est L’HUMAIN D’ABORD.

Communiqué du Parti de Gauche 65  30/01/13 

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